|
Source: Aquarticles.com Auteur: Rich Grenfell (Wet Pet Gazette, Titre original: Keeping and Breeding Microgeophagus altispinosa Traducteur: Amazonarium Maintenir et reproduire Microgeophagus altispnosa (Le Ramirezi de Bolivie) Je suis aquariophile
depuis très longtemps mais, je ne m’était jamais vraiment lancé dans la
reproduction jusqu'à ce que je sois tombé sur le site web de la N.A.S. (Note du
traducteur : Norwalk Aquarium Society - http://norwalkas.org/)
et que j’ai décidé de devenir membre de cette association. À ma première réunion
j'ai rencontré des gens qui faisaient de la reproduction et cela m’a
immédiatement passionné. Comme l’indique le titre
de cet article, j’ai connu ma première expérience en terme de reproduction avec
Microgeophagus altispinosa,
qu’on appelle aussi Ramirezi de Bolivie. Je les ai d’abord vu dans
la boutique pour laquelle je travaillais à ce moment-là. Et comme cela était le
cas avec tous les poissons qui m’intéressait, je mettais six d’entre eux ensembles
dans un bac de quarantaine. Je les nourrissais bien,
avec des vers de vase et des morceaux de krill congelés, et en attendant, je
lus quelques articles. Le livre qui me donna le
plus d’information fut “American Cichlids
I” (Linke et Staeck) et je découvris qu’il était
recommandé que le pH fût légèrement alcalin. Je pensais que cela me
poserait un problème car mon eau de conduite a le plus souvent un pH de 6.8. Je
testais l’eau du magasin: elle était quasiment neutre. Ils semblaient en bonne
santé, et je ne me fis donc pas plus de soucis à ce sujet. Après deux semaines, ils
commencèrent à avoir un ventre bien rond et de belles couleurs. Je ne vis aucun
signe de maladie et je les ramenais à la maison. A ce stade, ils
mesuraient environ 2,5 cm. Je les ai placé dans un bac de 200 litres, avec un
pH de 6.8, une dureté de 4 dH et une température de
28°C. J’ai planté avec quelques Anubias, de la Ceratopteris thalictroides en
surface et une grande racine avec de la mousse de java. J’ai aussi déposé des
pierres plates au fond du bac, comme cela m’a été conseillé par un autre membre
du NAS. Comme compagnie, j’ai
ajouté un petit groupe de tétras nez-rouges. Je les ai nourri trois
fois par jour, en alternant krill lyophilisé et congelé, vers de vase congelés,
artémias congelé, larves de moustiques congelés et des paillettes pour la
couleur. 30% de l’eau était renouvelé
une fois par semaine. Après environ six mois,
leur taille avait doublée et je savais que j’avais un couple. Il y avait deux
poissons qui tournoyaient au dessus de la même pierre, et chassaient tous les
autres poissons qui s’en approchaient. En discutant avec d’autres
membres du NAS, j’ai appris que ce la signifiait qu’ils étaient prêts à se
reproduire et qu’ils le feraient sans doute rapidement. Un jour ou deux plus
tard, j’allais dans ma fishroom et il y
avait……….environ 60 ou 70 petits œufs posés sur la pierre que le couple étaient
en train de défendre. Cette ponte finit dévoré
par les autres, de même que la deuxième ponte. A la troisième ponte, les œufs
éclorent et les alevins atteignirent le stade de la nage libre, mais ils
disparurent après deux jours. Comme les pontes revenait
régulièrement, et que je devenais plus familier avec le comportement qui
précède celle-ci, j’ai commencé à l’observer et, une nuit où je parlais avec un
autre membre au téléphone, je put assister à une ponte juste devant mes yeux. La femelle fit quelques
passages au dessus de la pierre, et, au troisième ou quatrième passage, elle commença
à déposer les œufs. Le mâle montait la garde et maintenait tout les autres
poissons en dehors de cet espace. Comme il semblaient perturbé
par ma présence, j’ai éteint la lumière de la pièce, raccroché le téléphone et
j’ai reculé de quelques pas. Après que la femelle est
libérée une douzaine d’oeufs, le mâle
fit quelques passages proche des œufs, je suppose pour les féconder. Cela dura
entre 45 minutes et une heure, et lorsque tout fut terminé, il y avait entre 75
et 100 œufs, formant un petit groupe serré.
Ils éclorent au bout
d’environ 60 heures, à 28°C, et commencèrent à nager librement après environ 72
heures. On m’avait dit que c’était probablement les Tétras qui mangeaient les
alevins, et non pas les parents. J’ai donc retiré cette quatrième ponte dès que
les alevins ont atteint le stade de nage libre, j’ai rempli un bac de 25 litres
avec l’eau du bac des parents, j’ai ajouté un filtre déjà ensemencé, de la mousse de java et j’ai déposé les alevins
dans leur propre bac. J’ai commencé par leur
distribuer des micro-vers comme première nourriture
et je les ai nourri trois fois par jour. Après environ deux semaines, j’ai pris
quelques paillettes pour la couleur, des paillettes de spiruline et de petits
morceaux de krill lyophilisé et j’ai tout réduit en poudre. Après une semaine de
paillettes, j’ai constaté que les alevins devenaient moins nombreux. J’ai pensé
que cela venait peut-être que mes changements d’eau n’étaient pas assez
fréquents. Les jours suivant, je
suis passé à un renouvellement quotidien de 25%, mais les petits continuèrent
de mourir jusqu’à ce qu’il n’en reste plus que dix. A ce stade, je les ai
déplacé dans un bac de 45 litres jusqu’à ce qu’ils atteignent 2 cm et ils ont
été vendus à la bourse de la N.A.S. Alors que les jeunes venaient
juste de partir, les parents recommencèrent à s’accoupler. Ils s’accouplèrent tous
les 14 à 20 jours environ. Je n’avais pas la place pour autant de poissons donc
j’ai décidé de laisser la nature faire son travail. J’ai observé attentivement
et j’ai pu vérifier que c’était bien les Tétras qui mangeaient les alevins. Ils
les faisaient disparaître en un rien de
temps. Pour une première fois,
je dois dire que cela se passa pratiquement sans problème (excepté le taux de
mortalité très important). Je pense que je nourrissais probablement un peu
trop, ce qui entraînait une augmentation du taux dans nitrate dans l’eau. Je dois remercier Sal,
Don et Ken pour tous leur conseils et l’aide qu’ils m’ont apporté, et spécialement
pour avoir supporté tous mes appels téléphoniques ! Je pense que la plus
importante leçon que j’ai apprise sur la reproduction (en tout cas à mon avis),
est que la bonne qualité de la nourriture et de l’eau est de la plus grande
importance. De même que de fournir aux poissons un environnement adapté à la reproduction. Si j’étais passionné
avant, je suis VRAIMENT passionné maintenant! J’ai actuellement 5
espèces différentes d’Apistos et je vais tenter ma
chance avec eux dans les mois qui viennent. Rich
Grenfell |